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Art contemporain

Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 22:38


Patrick, tu viens ? (extraits) from Patricia & Marie-France Martin on Vimeo.

by Patricia & Marie-France Martin 

Le premier épisode de la série des Patrick en forme de discours sur la contre-quête de l’âme sœur, thématise l’absence de Patrick, les robes, le rugby, les amours littéraires, la psychanalyse et la Suisse. Les paroles sont structurées sur le mode de la répétition et de la reprise. Les personnages digressent, font se télescoper réel, imaginaire.

 

L'art de Patricia & Marie-France Martin est aiguisé comme un scalpel, mais un scalpel incapable de ne pas s'égarer dans la fantaisie, découpant rigoureusement des arabesques drôlatiques. "Artistes plasticiennes et performeuses, Patricia et Marie-France Martin (CH-BE-FR) proposent avec la série des « Patrick » des conférences-performances aux allures d’exploration autobiographique sur fond de gémellité. Une langue qui oscille entre tubes et érudition, un registre qui cultive la distanciation." dit le communiqué de presse du Centre Pompidou pour le Nouveau Festival du 16 février au 7 mars 2011 où elles ont joué cette performance.


J’ai fermé Le vocabulaire de la psychanalyse. Conclusion : j’étais un sujet abandonnique du type mélancolique échouant devant le succès ; remémoration et compulsion de répétition à l’infini ; libido mal placée ; moi-idéal-du-moi-et-surmoi-défaillants. C’est pour ça que Patrick est parti.

CONSEILS
Primo : Pense juste à la forme de la robe.

Deuzio :  Mets pas ta peau sur la table, ta chair et ton sang tes tripes, ON S’EN FICHE !


Patrick, tu viens ?, performance de Patricia et Marie-France Martin

Vous avez pu voir ci-dessus quelques extraits, des fragments comme ils sont nommés dans cette vidéo dont j'ai effectué le montage. Créée à La Bellone, Bruxelles, en 2008, d'une durée de 26 minutes, Patrick, tu viens ? est une performance des artistes Patricia & Marie-France Martin dont je vous avait déjà parlé auparavant. En effet, j'ai réalisé les vidéos projetées de la performance Patrick c'est ou bien ou bien (2010), troisième volet de la série de performance dont Patrick, tu viens ? fut le premier volet, suivi de Patrick, reviens !

Pourquoi Patrick ? Parce que Tous les hommes s'appelent Patrick pardi, comme dans le court-métrage de Jean-Luc Godard ! Patrick est l'homme dragueur invétéré que les femmes voudraient éviter et qui, pourtant, séduit malgré tout, malgré elles. Patrick les quitte, est-ce un mal ou un bien? N'est-ce pas le moment de mettre de l'ordre dans ses pensées, de revoir ses références culturelles, d'effectuer un diagnostique grâce aux définitions des ouvrages de psychanalyse?... C'est ce que tentent les alter-ego de Patricia et Marie-France Martin, pour finir par chanter comme un dernier cri du coeur, mais faux car en play-back, "faisons l'amour avant de nous dire adieu..."

 

Création La Bellone, Bruxelles, 2008. Durée 30'.

Extraits de 3 captations : Nouvelles Stasbourg Danse 2010 / La Bellone, Bruxelles 2008 / La Java, Paris 2010.

Captations : Nim Parlaku, Julien Devaux.

Montage : Jérémy Zucchi

Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Art contemporain - Communauté : Image & Création
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 09:59

Je vous avais précédemment parlé de mon travail en tant qu'assistant des artistes  Patricia et Marie-France Martin pour leur récente performance Patrick c'est ou bien ou bien qui a été interprétée pour la première fois le dimanche 2 mai 2010 aux Halles de Schaerbeeck à Bruxelles, dans le cadre du festival Trouble. J'ai réalisé le contenu vidéo de la performance, à l'exception du générique et des cartons, retravaillant principalement des plans du court-métrage de Jean-Luc Godard Charlotte et Véronique, ou Tous les hommes s'appellent Patrick (1959). Je n'ai pas vu la performance, faute de pouvoir me rendre à Bruxelles (dommage, cela m'aurait donné l'opportunité, par la même occasion, de visiter le musée Hergé et de découvrir les librairies belges en compagnie de Cachou). Je regrette d'autant plus de ne pas avoir vu l'oeuvre finale que dans son compte-rendu pour les Halles de Schaerbeeck, Audrey Sesana a vu cette performance comme "une intervention pleine d’humour".

Puisque je n'ai pas pu y assister, je vais laisser Audrey Sesana décrire la scène : "Un espace sombre s’offre aux regards du public. Devant les gradins, une table assez large, surmontée d’un écran. Premier personnage au pull rayé et à la chevelure rousse. À sa droite, un musicien. À sa gauche, un deuxième personnage, faiblement éclairé. La scène s’ouvre par une lecture qui fait écho à l’esthétique de la nouvelle vague – générique Le Mépris. Ici, aucun travelling en guise d’introduction, mais deux femmes portant le même costume – dixit : « (…) H&M, collection Sonia Rykiel, la reine du tricot (…) »- et se ressemblant traits pour traits." Ci-dessous, voici Patricia et Marie-France Martin au début de la performance, accompagnées à la guitare par l'artiste Hugues Warin, qui présentait aussi une performance dans le cadre du festival Trouble.

Patrick c'est ou bien ou bien, performance des soeurs Martin (photos droits réservés).

L'introduction : Dominique et Véronique chez elles (photo de Mathias Nouel, droits réservés).

 

"Sur l’écran, continue Audrey Sesana, sont rétroprojetées les images brouillées du film revisité (Charlotte et Véronique, ou Tous les hommes s'appellent Patrick). Ces dames sont ici rebaptisées Dominique et Véronique afin d’accentuer leur ressemblance. L’allusion aux Demoiselles de Rochefort ne se fait pas attendre. Qui, des deux soeurs ressemblent à Catherine Deneuve ? Qui, à Françoise Dorléac ?" La référence à l'oeuvre de Jacques Demy est évidente, elle est tellement étroitement tissée au sein du travail de Patricia et Marie-France Martin qu'elle fait désormais partie leur ADN. Il est facile de voir en elles des Demoiselles de Rochefort, mais au-delà des simples références et de la mise en scène de leur gémellité, Patricia et Marie-France Martin génèrent chacunes à partir d'un fond culturel commun des fils différents qui s'entrecroisent, s'opposent, entrent en conflit et s'harmonisent. Le double n'est pas une copie de soi-même, mais la nécessité d'un dialogue, d'une dialectique. Oulà, je me calme, car je me lance dans un verbiage dénué d'humour, ce qui est parfaitement étranger à Patricia et Marie-France Martin !

Patrick c'est ou bien ou bien, performance des soeurs Martin (photos droits réservés).

C'est pas moi c'est elle, le jeu de la gémellité de Patricia et Marie-France Martin (photo de Mathias Nouel, droits réservés).


L'humour est primordial chez elles, en effet, sur scène comme en coulisses, loin des prétentions hautaines de certains artistes et oeuvres coupés de tout contact avec le ludique et le public. Patricia et Marie-France Martin ne cessent de jouer. Jouer, voilà le plus important dans leur recherches. Elles veulent jouer des personnages, avec les images, la culture, les spectateurs.

Patrick c'est ou bien ou bien, performance des soeurs Martin (photos droits réservés)

Le contact du public, voilà ce qu'aiment Patricia et Marie-France Martin (photo de Mathias Nouel, droits réservés).


Revenons au court-métrage de Jean-Luc Godard Charlotte et Véronique, ou Tous les hommes s'appellent Patrick, dont Audrey Sesana note la présence détournée au sein des dialogues et de la mise en scène de Patrick c'est ou bien ou bien : "Elles travaillent ainsi les dialogues, s’en amusent en variant certains mots, certaines expressions. Le lait grenadine de Charlotte est remplacé par du whisky, tout aussi snob. D’autres phrases sont glissées, indépendamment du script original : « Vous avez vu Le mépris de Godard ? ». Patrick quant à lui troque ses sempiternels « Je suis étudiant en droit. », « je prépare Normal Sup. », par « J’étudie le cinéma, production… ». Activité plus seyante, qui permet de truffer l’intervention de références, pour mieux les tourner en dérision." Patricia et Marie-France Martin désiraient en effet mettre en abyme les références au cinéma dont fourmillent les films de Godard, créant un jeu de citations de type poupées russes ludique. Ci-dessous, voici un plan de la fin du court-métrage Charlotte et Véronique de Godard que j'ai agrandi afin de se focaliser sur les lunettes noires, motif omniprésent dans le film, que Patricia et Marie-France Martin voulaient mettre en avant.

Patrick c'est ou bien ou bien, performance des soeurs Martin (photos droits réservés).Patricia et Marie-France Martin sous le signe de Jean-Luc Godard (photo de Mathias Nouel, droits réservés).

 

Car pour ludique et chaleureux qu'il soit, l'art de Patricia et Marie-France Martin relève de la chirurgie : elles incisent pour extraire l'essence masquée des choses. C'est pourquoi le choix de zoomer certaines parties de l'image du film de Godard s'est imposé naturellement : un zoom est un scalpel. Elles prélèvent des éléments pour les intégrer dans leur propre fiction, ici tirant sur le film policier, les jumelles d'un détective observant les scènes du film de Godard, qui semblent issues d'une bande de mauvaise qualité d'une caméra de vidéosurveillance.

"Nous nous émancipons donc progressivement du film source pour intégrer l’univers des soeurs Martin. Si les similarités entre elles sont évidentes, elles en jouent pour en prendre, à ce stade de leur action, le revers" écrit Audrey Sesana. Cette dernière témoigne que cette fiction dépasse du cadre de l'image et des répliques pour contaminer la performance, ne parvenant plus à distinguer ce qui relève du jeu et ce qui est en temps normal relegué aux coulisses :

"Elles marquent des pauses plus ou moins longues pour rectifier des phrases, des déplacements, voir se mettre d’accord. Trouble de l’identité entre les caractères réels et ceux de la fiction ? Mauvaise répartition des rôles ? Quand l’une le mentionne, l’autre feint de l’ignorer. Pourtant, Patricia interprétait initialement Véronique, puis Dominique. Finalement Marie-France préfère les incarner toutes les deux. Patricia joue Patrick, ou inversement. Une joyeuse confusion règne sur ce que l’on pourrait qualifier de plateau. Les problèmes techniques surgissent rapidement – l’écran se pixellise – canalisés par leur verve: « Vous voyez, c’est assortis aux pulls. On dirait que c’est cousu de fil blanc, mais pas du tout. ». Fiction encore et toujours, comme un écran de fumée."

Patrick c'est ou bien ou bien, performance des soeurs Martin (photos droits réservés).

Le vrai visage de Patrick : un portrait de Julian Opie (photo de Mathias Nouel, droits réservés).

 

Voilà pour ce troisième épisode de la série des Patrick, qui a permis aux spectateurs de découvrir le visage de ce séducteur-boulet incomparable... Audrey Sesana conclue en écrivant : "Si Patrick, c’est bien ou bien ou bien, nous pourrions ajouter que c’est divin et en demander encore et encore et encore. En exploitant notre culture cinématographique, les soeurs Martin explorent la notion de dualité – du fait de leur gémellité ? – sous un angle à la fois insolent et pétillant."

 

Ajout du 16 septembre 2010 : voici ci-dessous un montage que j'ai réalisé de fragments de cette performance Patrick, c’est ou bien ou bien.

Patrick c'est ou bien ou bien (extraits) from Patricia & Marie-France Martin on Vimeo.

by Patricia & Marie-France Martin avec Hughes Warin, guitare

"Artistes plasticiennes et performeuses, Patricia et Marie-France Martin (CH-BE) proposent avec la série des « Patrick » des conférences-performances aux allures d’exploration autobiographique sur fond de gémellité. Une langue qui oscille entre tubes et érudition, un registre qui cultive la distanciation."
Communiqué de presse, Centre Pompidou, Nouveau Festival, du 16 février au 7 mars 2011

Le troisième épisode de la série des Patrick s’ouvre sur un générique façon Le Mépris de Godard. Un petit air de requiem, temps dilaté, révolu, retrouvé. Temps morts, gestes suspendus, petits riens traqués, détraqués. Sur l’écran sont projetés des extraits revisités de Tous les garçons s’appellent Patrick, Godard aussi. Le dispositif voyeuriste, longue vue et jumelles, confère aux images un côté film noir. Jeu de rayures, confusion, trouble d’identité, mauvaise répartition des rôles. Qui fait qui? qui est qui? qui dit quoi?

Création Halles de Schaerbeeck, Bruxelles, 2008.

Durée environ 30'.

Captation : Mélismes asbl et JeanF Jans.

Vidéo : Marie-France Martin et Jérémy Zucchi.

Montage : Jérémy Zucchi

 

Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Art contemporain - Communauté : Image & Création
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 18:15

Les artistes Patricia et Marie-France Martin interprèteront leur nouvelle performance ce dimanche 2 mai 2010 aux Halles de Schaerbeeck à Bruxelles, dans le cadre du festival Trouble où de nombreux performers viendront. D'origine Suisse, Patricia et Marie-France Martin ne cessent dans leurs oeuvres de sonder et disséquer les sentiments, avec un humour décalé, une langue parlée qui cache mal ses défaillances, ses trous béants. Nos vides internes, voilà ce qu'explorent Patricia et Marie-France Martin qui jouent, détruisent et rejouent sans cesse, s'inventant de nouvelles identités, de nouveaux doubles pour ces deux soeurs jumelles.

Ajout du 6 septembre 2011 : voici ci-dessous un montage que j'ai réalisé de fragments de cette performance Patrick, c’est ou bien ou bien.

 

Patrick c'est ou bien ou bien (extraits) from Patricia & Marie-France Martin on Vimeo.

by Patricia & Marie-France Martin avec Hughes Warin, guitare

"Artistes plasticiennes et performeuses, Patricia et Marie-France Martin (CH-BE) proposent avec la série des « Patrick » des conférences-performances aux allures d’exploration autobiographique sur fond de gémellité. Une langue qui oscille entre tubes et érudition, un registre qui cultive la distanciation." dit le communiqué de presse du Centre Pompidou, pour le Nouveau Festival   qui s'est tenu du 16 février au 7 mars 2011 où Patricia et Marie-France Martin ont interprèté Patrick c'est ou bien ou bien.

Tous les hommes s'appellent Patrick?

Cette nouvelle performance se nomme Patrick, c’est ou bien ou bien, c'est le troisième épisode de la série des Patrick, après Patrick, tu viens? et Patrick, reviens! Deux extraits des textes de ces performances, variations sur l'art et la fascination pour le dragueur invétéré, contre lequel les héroïnes semblent toujours condamnés à échouer, y laissant à chaque fois leur rêve de prince charmant, mais retombant dans les filets d'un autre Patrick :

PATRICK, TU VIENS ? (extrait)

J’ai fermé Le vocabulaire de la psychanalyse. Conclusion : j’étais un sujet abandonnique du type mélancolique échouant devant le succès ; remémoration et compulsion de répétition à l’infini ; libido mal placée ; moi-idéal-du-moi-et-surmoi-défaillants. C’est pour ça que Patrick est parti.

CONSEILS
Primo : Pense juste à la forme de la robe.

Deuzio :  Mets pas ta peau sur la table, ta chair et ton sang tes tripes, ON S’EN FICHE !

PATRICK, REVIENS ! (extrait échanges mails)

Objet : RÉPONSE À courage
Je rappelle deux trois trucs pour le succès, tu transmets à ta sœur.Primo : Tu définis tes buts pour garder l’cap. N’oublie pas : le but c’est vendre, pas végéter dans vos p’tits bureaux.Deuzio : Étaie ta démarche. Oublie les formules : l’art c’est magique, ça s’explique pas.Troisio : Génère la confiance. Dis que c’est un work in progress, un sujet que tu sens bien.Courage ! tu peux, ta sœur aussi. Ton Patou qui t’aime.

 

Ci-dessous, voici en excusivité une photo de Patrick mettant sa magnifique cravate rayée, photo prise aux jumelles dans le plus grand secret...

Vidéo pour la performance Patrick c'est ou bien ou bien des soeurs Martin

Car Patrick révèlera son visage dans cette nouvelle performance... En effet, dans ce troisième épisode toujours aussi saillant et décalé, Patricia et Marie-France Martin révèlent qui est le créateur de ce Patrick, cet incarnation de tous les hommes dragueurs lourdingues qui errent comme des chasseurs à l'affût... Ce Patrick est comme sorti du court-métrage de Jean-Luc Godard Charlotte et Véronique, ou Tous les hommes s'appellent Patrick (1959), écrit par Eric Rohmer et superbement interprêté par Jean-Claude Brialy. Mais difficile pour moi de vous en dire plus, alors je vais laisser parler Patricia et Marie-France Martin qui présentent ainsi ce nouvel épisode, qui est comme une enquête de films noirs autour de ce pseudo tombeur de ces dames :

Faut pas croire Godard, tous les hommes ne s’appellent pas Patrick. Le nôtre est différent. Il est beau, sincère, unique et bouleversant. Jeune, il aime infiniment.

Discours sur la contre quête de l’âme sœur, le premier épisode Patrick, tu viens ? mettait en scène l’absence d’un Patrick sportif, nos robes, la Suisse, une petite gymnastique érotique et des tubes. Pour le final, on proposait au public de faire l’amour avant de se dire adieu.

Dans le deuxième épisode Patrick, reviens ! on a décidé de spectaculariser Patrick. Ça lui a déplu. Par mail il a dit : Si tu le fais, nous deux c’est fini. Il a fallu biaiser. On a remplacé ses mails par des images (Vermeer, Frida Kahlo, des squelettes, etc) et des morceaux de tubes.

A la recherche de Patrick

J'avoue, puisque c'est l'heure des aveux, que je suis de parti-pris dans cette étrange affaire, puisque j'ai assisté Patricia et Marie-France Martin pour la création du contenu audiovisuel qui sera projeté sur un écran de tulle derrière elles. Au fond de leur "boite" de velour noir, les images surgiront, surgissements imprévus qui dévoileront petit à petit ce Patrick dont elles parlent tant, et dont on connaît tous un exemplaire, pour notre plus grand malheur...

Cette collaboration imprévue à l'origine fut très intéressante, intense recherche de formes. J'ai apporté mes connaissances du cinéma et mes compétences en matière de montage et d'effets, et me voilà embarqué dans cette enquête dont je ne connais pas encore la fin puisqu'elle sera révélée ce 2 mai, jour de la performance aux Halles de Schaerbeeck à Bruxelles.

Notre parti-pris a consisté à mettre en lumière des gestes, des attitudes, des petits riens grossis et traqués, comme vues par des jumelles et projetés sur grand écran. Un filtre "volets vénitiens" apporte un aspect TV stylisé aux images. Patricia et Marie-France Martin jouent beaucoup avec les rayures dans cette performance, cet effet va dans ce sens. Ce sont ces mêmes rayures, ainsi que l'idée de jeunes femmes rêvant du prince charmant, qui les a conduit à vouloir vouloir évoquer le film de William Klein Qui êtes-vous Polly Maggoo? (1966).

Vidéo pour la performance Patrick c'est ou bien ou bien des soeurs Martin

Voilà, il ne me reste plus qu'à vous inviter à vous rendre aux Halles de Schaerbeeck à Bruxelles pour découvrir cette nouvelle performance de Patricia & Marie-France Martin, Patrick, c'est ou bien ou bien qui, j'en suis sûr, vous apportera autant à vous en tant que spectateur qu'à moi en tant qu'assistant à sa création !

 

Patrick, c'est ou bien ou bien (2010)

Création Halles de Schaerbeeck, Bruxelles, 2008.

Durée environ 30'.

Captation : Mélismes asbl et JeanF Jans.

Vidéo : Marie-France Martin et Jérémy Zucchi.

Montage : Jérémy Zucchi


12 / 8 (la soirée) Halles de Schaerbeeck à Bruxelles, 22 rue Royale Sainte-Marie // B-1030 Bruxelles // Belgique

T +32 (0)2 218 21 07 // info@halles.be

Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Art contemporain - Communauté : Image & Création
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L'auteur du blog

Jérémy Zucchi, réalisateur et monteur de films documentaires, mais aussi de fictions, captations, vidéos d'artistes, démos ou clips.

Je suis né en 1986. Diplômé de Master d'études cinématographiques et audiovisuelles à l'Université Lumière Lyon-2 en 2009.

Tout a commencé par le dessin, mais j'ai entrevu très tôt que les ressources du cinéma me permettaient bien mieux de raconter les histoires que j'avais en tête. C'est grâce à mes études de cinéma à l'Université Lumière Lyon 2 que j'ai pu co-réaliser deux court-métrages de fiction, Une Meilleure Jeunesse (19 min, 2006) et Les Absents (30 min, 2008). Puis j'ai découvert la création documentaire en 2008, par l'écriture et le montage du film Haïti - Champs de béton pour AVSF, lors d'un stage au sein de la société de production de films d'entreprise Each Other Productions.

Depuis, je ne cesse de développer des projets de films documentaires. J'ai réalisé le film Une Rencontre, Pockemon Crew + Emelthée (52 min, 2012) sur la création d'un spectacle mêlant danse hip-hop et champ classique, et prépare actuellement deux autres documentaires, dont un en cours de production.

 

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