J'adore les romans et nouvelles de l'écrivain de science-fiction
Philip K. Dick (
Ubik, Substance Mort...), il nous entraîne dans des dédales
vertigineux où la réalité s'effiloche comme une pelote de laine... Comme je l'ai raconté dans
une petite interview, mon intérêt pour
Philip K. Dick vient directement du
film
Blade Runner, et c’est donc lié au cinéma de science-fiction. J’avais lu un résumé dans un magazine télé quand je devais avoir dix ans. Quatre ans plus tard, en
2000,
L’Express magazine avait fait un hors-série consacré à la rétrospective sur le cinéma de science-fiction organisée par le festival de Cannes cette année-là. Je
l’ai lu et relu un nombre incalculable de fois. Il parlait de films que je ne connaissais pas pour la plupart, ou dont j’avais entendu parler. Il y avait des images de
Blade
Runner qui me faisaient rêver, et ce nom,
Philip K. Dick.
Jean-Pierre Dufreigne y écrivait que
« tout dickien même intégriste avouera que
le film dépasse la nouvelle qui l’a inspiré ». J’ai voulu savoir si c’était vrai en voyant le film, et en lisant le livre. Les images du film et les mots du critique m’ont fait rêver
jusqu’à ce que je voie le film à la télé, et que même la réception pourrie ne pouvait pas gâcher la beauté de
Blade Runner. Un choc.
Le premier roman de Philip K. Dick que j'ai lu fut donc Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? (1968), plus connu sous le nom de
Blade Runner (il fut rebaptisé lors de la sortie du film en 1982). Quand j’ai lu ce roman vers 2002, je me suis rendu compte du génie de Philip K.
Dick, c’était quelque chose de tellement différent de tout ce que j’avais lu jusque-là ! Le roman et le film étaient parfaitement complémentaires. Puis Minority
Report est sorti et j’ai lu des nouvelles, et j’ai même tenté, pour un cours, de réaliser avec des camarades de lycée un petit film inspiré de la nouvelle
« L’imposteur ». Dès le début, donc, il y avait cette question de l’adaptation des œuvres de Dick.
Mais, malgré les qualité du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?, ce fut Ubik (1970) la révélation. Dans ce chef-d’œuvre de
Philip K. Dick Ubik, des « semi-vivants » cryogénisés errent dans un monde virtuel qui régresse dans le temps jusqu’en 1939. Ils se croyaient vivants
mais découvrent qu’ils sont morts…